Voilà bien trop longtemps que je ne vous ai pas écrit, et je crois que ça me manque. Ce n'est pas vraiment un manque de volonté en fait, surtout une grosse galère d'internet qui a mis super longtemps à se résoudre. Mais du coup, j'ai accumulé. Et c'est là que je me dis qu'écrire, ça fait du bien.

J'ai même le titre de l'article que je dois vous écrire depuis le début de l'année. Parce que "j'ai trébuché". Je me suis perdue en chemin et je n'ai pas encore réussi à redresser la barre. J'ai cru que j'avais trouvé ma route, et puis la nouvelle année est arrivée, et un gros blues avec elle. Cette tristesse de tout ce dont j'ai tellement envie et que je ne vois pas comment réaliser. Ma solitude aussi, qui me dévore encore, alors que j'ai rencontré des gens ici, et que malgré tout je suis bien moins seule qu'avant. 

Et du coup, j'ai plus envie de me protéger que d'avancer. J'ai beau savoir que ce n'est pas la solution, je me suis refermée sur moi-même, encore une fois. Ca m'énerve, parce que j'ai encore la sensation d'avoir à nouveau fait 3 pas en arrière, alors que j'avais vraiment avancé, que j'y croyais vraiment.

C'est triste, parce que ce sont mes vacances tant attendues qui m'ont fait reculer. J'ai réalisé ce que j'avais réussi à construire cette dernière année et que j'ai laissé derrière moi pour aller de l'avant dans une nouvelle vie. Des amitiés nouvelles et plus précieuses qu'attendues, et moi qui suis nulle pour les amitiés à distance. Des amitiés dont je ne vois pas les semblables perçer ici, ou peut-être une que je n'ai pas assez cultivée, et une autre qui n'était que de passage et vient de repartir finir ses études au loin. Des tentatives de prendre des contacts ici qui n'ont pas abouti, et la question récurrente de comment rencontrer de nouvelles personnes? Et la question insidieuse de mon avenir, de l'après, qui vient déjà se poser: oserai-je construire quelque chose ici? N'est-ce pas renoncer à mon chez-moi en France? Mais puis-je rester seule aussi longtemps? Et comment rencontrer un copain? (Parce que c'est cette solitude là qui me bouffe).

Et combien de temps ici? Et où vais-je? Et est-ce que mon boulot me plait vraiment? Et ces gens qui me demandent ce que je veux faire après (je ne sais pas, je ne sais plus), et qui me conseillent de prendre des contacts et de commencer à agir pour après (j'ai juste envie de penser à aujourd'hui, pourquoi vous ne comprenez pas ça?)

J'ai l'impression que ma simple envie d'être heureuse, de vivre aujourd'hui, là, maintenant, sans me stresser pour demain et après-demain, ça, c'est impossible, inenvisageable pour beaucoup, considéré comme choquant, une folie que je m'interdis donc alors que c'est tout ce que je souhaite. Est-ce vraiment anormal de douter, de ne pas savoir, de ne pas vraiment vouloir savoir et d'avoir juste envie de se laisser le temps? Mais pourquoi tout le monde veut-il juger de ma vie à ma place? Genre mon chef qui dit que je ne devrais pas être là, parce qu'il considère que je pourrais faire "mieux". Incapable de comprendre mes choix, toujours à mesurer à son aune sans vouloir comprendre que la mienne est différente.

En parlant de chef, y'a aussi N+2 qui est du genre méprisant, qui prend tous les membres de son service pour de la merde, ne respecte pas les attributions et compétences de chacun, et tourne ses pouces avant de venir voir les gens avec son sourire mielleux que je déteste. Le gros point négatif de ce job qui me plait bien pourtant (enfin je crois, j'arrive sérieusement à en douter en ce moment).

Bref, j'ai de quoi faire 5 articles rien que pour vider mon sac, et ce soir il pleut dans mon coeur, alors que les conditions sont réunies pour que je fasse en sorte que ma vie soit belle. Au point où je vais encore déroger à la règle que je m'impose normalement sur ce blog, celle de finir mes articles sur une note positive.

Il y a en moi beaucoup de questions qui depuis un mois se chamaillent pour attirer mon attention et m'empêchent d'avancer. Dites, c'est quoi la solution?